Au secours, j'ai le blues de la rentrée !

Au secours, j’ai le blues de la rentrée ! Les vacances ? Elles sont déjà finies ! Vous souvenez-vous des apéros un peu « trop » fournis ? Des grillades un peu « trop » saignantes ? Du temps passé un peu « trop » longtemps au soleil à cramer ? Ou encore, des nuits un peu « trop » courtes à faire la fête ? C’est la reprise et vous ne savez pas encore comment y survivre ? Se remettre la tête dans le guidon et passer le cap des longs mois qui arrivent à travailler ? Nostalgie, quand tu nous tiens… Préparons nos cartables, cessons de résister au changement et affrontons ensemble le légendaire coup de mou d’une veille de retour au travail ! 

 

LE BLUES DE LA RENTRÉE APRÈS UN RÉPIT TANT ESPÉRÉ 

Cette année, la pause estivale était plus qu’attendue par nous tous. Parce qu’après une nouvelle année d’errance, de confinements, d’incertitudes, les vacances d’été : pas touche ! 

Alors oui, vous en avez bien profité et cette rentrée s’annonce encore un peu différente de la dernière. Pourquoi ? Parce que, souvenez-vous, en septembre 2020, c’était une rentrée Covid-19 avec tous les questionnements qui allaient avec.

Aujourd’hui, nous sommes tous « rodés » et pouvons presque la qualifier d’« hybride ». Fini le télétravail à temps plein ou le bureau à plein tube, il est temps pour chacun, d’inventer la suite et de trouver un nouvel équilibre. Parents, salariés, managers, chefs d’entreprises, freelances, comment imaginez-vous demain ?  

EXPLIQUER LA RÉSISTANCE AU CHANGEMENT À TRAVERS LA COURBE DE DEUIL

Une rentrée, peu importe laquelle, signifie en quelque sorte faire le deuil du monde d’avant. Celui où rien d’autre n’importait que son bonheur personnel, familial, loin d’un quotidien qui parfois nous déroute, nous submerge et nous met des œillères pour nous plonger dans une routine épuisante. Alors pourquoi, ne pas prendre exemple sur la courbe de deuil pour expliquer notre résistance au changement ? Reprenons ici, ses différentes étapes :

PHASE N°1 : LA STUPEUR 

Voilà, c’est soudain, mais inévitable : c’est la rentrée, septembre te voilà déjà. Vous vous revoyez encore en train de préparer vos valises, fermer la maison et prendre le large. Il y a alors ce petit moment d’inaction, celui où il faut reprendre ses esprits tout en ayant des flash-back de ces vacances au soleil, en bord de mer, à la montagne ou bien à la campagne. 

PHASE N°2 : LE DÉNI

Puis, vient la phase suivante où non, clairement ce n’est pas possible, les congés ne peuvent pas être déjà terminés puisqu’ils n’ont duré que 5 minutes ! Vous vérifiez votre agenda (pour la troisième fois), non vous ne vous êtes pas trompé de date, effectivement c’est la reprise. Vous non plus, vous ne souhaitez pas que cela s’arrête de cette façon. Alors vous cherchez à vous remémorer, vous imprégnez de chacun des moments de bien-être que vous avez vécu, ceux qui vont vous accompagner tout le long de l’année. 

PHASE N°3 : LA COLÈRE

M***e, nous y sommes ! Impossible de reculer, c’est dans 4 jours. Vous vous demandez probablement : « Pourquoi suis-je obligé d’y retourner ? ». C’est à ce moment, que tout se met en place dans votre esprit, vous explorez tous les scénarios possibles, toutes les excuses « valables » à vos yeux pour y échapper. Mauvaise nouvelle ! Quand il faut y aller, il faut y aller !

PHASE N°4 : LA DÉPRESSION

C’est le Jour-J. Votre réveil sonne, une fois, deux fois puis, une troisième fois. Vous ouvrez à peine un œil, que vous le refermez déjà. Vous avez ce foutu blues de la rentrée et ne cessez de vous répéter que vous n’y arrivez pas, que vous n’en avez pas envie alors pourquoi, ne pas rester au fond de son lit ? Après tout, si vous n’y allez pas, personne ne s’en rendra compte, non ? Mauvaise nouvelle (encore désolé !), vous êtes essentiel(le) ! Votre travail, votre équipe a besoin de vous, de votre bonne humeur et de vos compétences ! On sort du lit et c’est parti ! 

PHASE N°5 : LA NÉGOCIATION

Vous y êtes presque, ne lâchez rien ! Et puis… Il y a cette petite voix (vous voyez de laquelle il s’agit ?) qui tente de marchander avec vous-même « et si, j’y retournais qu’à moitié après tout ? ». Effectivement, vous pouvez tout envisager ! Tous les moyens sont bons pour trouver la solution qui vous convient. Hélas… Cela ne sera pas suffisant ! 

PHASE N°6 : LE RENONCEMENT

« Bon OK, j’ai touché le fond, je ne peux rien y faire ! ». Nous y voilà, vous avancez dans votre cheminement, vous êtes presque d’attaque pour affronter votre rentrée. Certes, il y a des moments où il faut renoncer temporairement à des instants de bonheur, ceux qui vous ont permis de vous recentrer, de vous ressourcer, de vous déconnecter pour vous permettre de mieux revenir, l’esprit léger. 

Une petite pause estivale primordiale pour recommencer sur les chapeaux de roue tout en étant plus apaisé(e) et prêt(e) à affronter plus sereinement les nouveaux challenges (personnels et professionnels) auxquels vous allez devoir faire face ; la vie avec son lot de joies et d’épreuves. Rassurez-vous : les prochaines vacances arrivent d’ici peu !

PHASE N°7 : L‘ACCEPTATION

« Voilà, j’y suis ». Finalement, ce n’est pas si mal, vous ne trouvez pas ? Redécouvrir vos opportunités de vie, comprendre les bénéfices de ce qui vous arrive en ne regrettant rien. Accepter ce départ tout neuf, c’est puiser dans votre vécu pour affronter cette nouvelle rentrée calmement, tout en faisant du tri dans les choses qui ne vous servent plus. Vous ne trouvez pas réconfortant de connaître sur le bout des doigts chacun de vos repères existants ? 

Et vous, qu’avez-vous décidé de garder de votre été pour affronter votre blues de la rentrée ? Pour nous, ce sera :

  • Les levers de soleil et l’émerveillement devant la douceur du moment présent ;
  • Les bienfaits de ce temps de déconnexion loin de tout ;
  • Le temps passé à déguster chacun des cafés de la journée ;
  • Le parfum unique du maquis ;
  • Les moments consacrés à soi-même et en profiter chaque seconde.

N’hésitez pas à partager avec nous, en commentaires, vos souvenirs de vacances ! 

Eglantine Zabiaux-Trouvé

photo olia-danilevich